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Lévis | Québec

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Le Sentiment d'être

C$15.00Prix
Récit | autofiction | 454 pages | accès numérique à un fichier pdf via google-docs
  • 4e de couverture

    Albert l’écrivain, rencontre Luc, le peintre. L’artiste en arts visuels peut-il accéder au langage romanesque sans trahir le langage sans mot de la peinture ? L’artiste peintre peut-il se permettre de prendre du temps volé à sa pratique picturale, pour maîtriser l’art de l’écriture romanesque ?

     

    Parviendra-t-il à écrire un « roman » ? Ne doit-il pas plutôt se résoudre au silence de l’art sans mot ? Ou trouver comme l’y invite sa collaboratrice et compagne Maude, comment orchestrer son temps entre la peinture et l’écriture pour que l’auteur ne tue pas le peintre et vice-versa ?

     

    En quoi les mots sont-ils si engageants ? En quoi l’art romanesque est-il si différent du langage des arts visuels ? Luc, doit-il encore réprimer cet appel à l’écrit pour continuer indéfiniment à s’abstraire de la honte que menacerait de dévoiler le poids des mots par trop engageants ? La matière textuelle peut-elle se travailler comme la matière-terre du sculpteur ? L’écrit romanesque peut-il se construire comme s’ébauche l’écriture picturale ? Telle transposition dans l’écriture d’une pratique artistique autre que l’écriture est-elle possible ?

     

    Ici, le privé autobiographique est politique d’autant plus quand l’enfermement psychiatrique s’en mêle. Ce récit haletant d’une double quête de sens dans le chassé-croisé du temps présent tel que le passé l’engendre, élabore une fresque inédite d’une société moderne hors métropole, vue à travers les lettres écrites de 1925 à 1954 par Paul, médecin, musicien, poète et compositeur, abusivement interné pendant quinze ans dans un asile du Québec de la Grande noirceur. Ce livret d’opéra pictural tout en nuance de clair-obscur lumineux, met en scène le Québec de l’avant Révolution tranquille tel qu’il se projette internationalement dans le temps présent des Céline Dion, Robert Lepage, et autres Cirque du Soleil. Le regard halluciné du peintre écrivant le destin personnel de son grand-père, compose une métaphore du destin d’un peuple souverain contré par l’enfermement de la Conquête. Ce peuple inexistant dans l’espace public des nations de ce monde, faute d’accès au pays rêvé du  « Vive le Québec libre ! » de De Gaulle.

     

    La peur chevillée au corps, la parole romanesque peut-elle changer le cours de l’Histoire ? « Le sentiment d’être » peut-il exister autrement que dans le délire halluciné de l’artiste contré, que dans l’errance bloquée d’un peuple « interné » ? Sommes-nous en présence d’un... « roman »,

     

    et à défaut... face à une véritable oeuvre d’art ?

     

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